29/07/2012 10:27 | Lien permanent | Commentaires (0)

Valais, vers un pays ouvert

CINA_1.jpgDepuis quelques mois, le Valais est au cœur du débat. Partout, on thématise, on débat, on s’interroge sur ce canton dont la réalité particulière, tout à coup, apparaît au reste de la Suisse comme parfaitement étrangère. Simplement parce que cette réalité, précisément, est loin des poncifs et des idées reçues. A tel point que, parfois, c’est comme si on nous en voulait d’être raisonnables et de défendre, rationnellement, les intérêts de nos concitoyens.
Dans d’autres circonstances, plus «confédérales», c’est au contraire en demi-pestiféré qu’on est accueilli: comment, les Valaisans ne sont pas d’accord? Difficile de dire que nous n’avons pas envie de participer, en tout cas pas dans le rôle des forcément perdants, à la «tambouille territoriale» actuelle… C’est pourtant en toute conscience que nous portons la voix de notre canton périphérique, usant de toutes les voies démocratiques et de toute la force dont nous sommes capables.
Sous prétexte de cette votation devenue bientôt Lex Weber, ou de cette autre, qui a abouti à la révision partielle de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire, le Valais est devenu pour beaucoup un pays fermé, plaintif et à plaindre.
Mais soyons vrais et justes: le Valais est un pays ouvert! et même positif, rieur, créatif! C’est tourné vers l’avenir que je me permettrai une brève description de ce qui se passe depuis quelques mois, réellement et au-delà de tout, dans ce Valais qui m’est si cher.
En premier lieu, je citerai le projet qui va amener au cœur de la vallée du Rhône pas moins de 11 chaires de l’EPFL, dont sept seront consacrées au domaine si crucial de l’énergie. Grâce à d’excellents contacts, une certaine facilité de décision, une culture bien ancrée du partenariat public-privé, nous avons pu, en quelques mois à peine, signer un protocole d’accord définissant les principes d’une véritable révolution estudiantine dans notre canton. Ce projet ne peut être lu qu’en clé de réussite: il dessine les contours d’un canton ouvert sur le monde, les sciences, la recherche et l’excellence.
L’excellence, justement. C’est dans cet esprit que les députés valaisans viennent d’accepter – à l’unanimité – un projet de loi visant à la création d’une structure de promotion intersectorielle du canton. Cette loi nous permet de mettre en œuvre une première suisse, un instrument unique pour lequel toutes les forces économiques valaisannes se sont associées dans le but de se donner les moyens de redonner au Valais la place qu’il mérite, soit celle d’une destination incontournable, au cœur des Alpes. Ce résultat démontre la volonté de travailler ensemble, d’innover même dans des secteurs aussi apparemment fermés que le tourisme ou l’agriculture.
J’en suis convaincu, l’avenir du Valais passe forcément par la professionnalisation, la responsabilisation de tous les acteurs, la véritable prise de conscience de nos richesses naturelles et territoriales. A ce propos, une dernière initiative, pour la route, et surtout pour les papilles de tous les amateurs d’abricots: nous cherchons actuellement le moyen de n’offrir en vente directe sur le territoire cantonal que des fruits produits en Valais… Car, oui, si nous voulons réellement être des pourvoyeurs de souvenirs, il faut bien que le goût d’une visite dans notre canton ne garde que trace de douceur.
L’excellence encore… Le temps des plaintes stériles devra bien avoir une fin!

Jean-Michel Cina, Chef du Département de l’économie, de l’énergie et du territoire du canton du Valais

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