05/01/2014 09:45 | Lien permanent | Commentaires (0)

Mais où va la France?

PMFavre.jpgLa question devient lancinante. Certes, on ne demande pas au président Hollande d’être l’ombre de De Gaulle. Et pourtant, les temps se prêteraient justement à la prise de décisions radicales à la Gerhard Schröder, seules en mesure de permettre au bateau France de tenir le cap et non pas de prendre l’eau, chose possible pour une nation disposant d’une omnipotence étatique, même s’il est toujours difficile de faire front avec cette étrange culture de la grève…


 
Nous aimons ce cher pays voisin. Et nous sommes meurtris d’observer une lente descente aux enfers, sans qu’aucune décision sérieuse, efficace et logique ne soit prise.
 
Le gouvernement a promis d’alléger l’invraisemblable appareil législatif hexagonal, encombré d’articles de lois qui s’empilent les uns sur les autres. Rien ne se passe… bien au contraire. On met, tout petit exemple, en place une loi et un comité pour vérifier que les «artistes» qui œuvrent dans les couloirs du métro parisien sont de qualité!!!
 
On institue un péage pour une promenade sur le pont du Gard (construit par les Romains…).
On permet à la jeune Leonarda de donner son avis au sujet du ministre français de l’Intérieur. Et le chef d’Etat demande qu’on s’occupe de trouver un appartement pour les parents de la jeune fille, et lui assurer les cours de français qu’elle séchait largement lorsqu’elle était du côté de Montbéliard.
 
Le Ministère annonce une baisse du chômage et avoue peu après que les sources statistiques étaient fausses. Les ravages des licenciements dus à la fermeture d’usines se développent et le chef de l’Etat continue de garantir une prochaine inversion de la courbe des sans-emploi…
 
Le chef des Armées intervient au Mali extrêmement tardivement. De même, il laisse d’abord des bandits islamistes envahir la Centrafrique, y semant la terreur, au lieu de les stopper avant les massacres en n’intervenant que dix mois trop tard.
 
Laurent Fabius a tenté de saboter un accord avec l’Iran qui devrait permettre de calmer les tensions au Proche-Orient.
 
Des réformes fiscales sont étudiées, sans alléger les innombrables niches et avantages fiscaux de plusieurs castes.
 
Les fameuses et désastreuses 35 heures demeurent intouchables, tandis que les petites entreprises sont écrasées par de nombreux nouveaux impôts.
 
De fabuleux contrats de vente du trop excellent Rafale sont régulièrement annoncés et à chaque fois démentis. Et c’est maintenant le petit Gripen qui suffira aux Brésiliens: ils n’ont pas besoin de haute technologie pour contenir l’Argentine et le Chili!
 
Et maintenant, la Suisse, elle pragmatique, devient un bouc émissaire un peu facile pour nos excellents voisins, qui jamais ne s’attaqueront de la même manière à Singapour, par exemple…
 
Bref, nous souhaitons tous une France fière et prospère qui reste une très grande nation disposant de tous les atouts. On ne peut donc que déplorer ce qui nous apparaît comme des décisions contre-productives et souhaitons chaleureusement un tournant, par une prise de conscience collective enfin favorable au plus beau pays du monde!
 
Pierre-Marcel Favre, éditeur

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