31/12/2017

Balançons nos évidences

SP.jpgD’un homme – d’un humain – à un «voyeur», et d’un «voyeur» à un porc, il y a des pas nombreux et complexes: entravons ceux que nous pouvons.

La «question du harcèlement» est une bombe à raccourcis, à confusions et à débordements. Elle fonctionne selon le principe d’une triple réaction: descriptive (les désaccorps partant de «faits»), perceptive (l’empathie allant à la manière dont les comportements sont vécus) et prescriptive (chacun faisant de sa vérité celle du monde). Dans les débats, c’est la guerre des sexes qui sert d’allumette hystérique pour provoquer une réaction en chaîne de souffrances, de colères et de frustrations.

L’édition d’«Infrarouge» du 13 décembre, «Harcèlement sexuel: malaise au Parlement», sur RTS Un, a caricaturalement montré comment «tout faire péter». Au rédacteur en chef de la Weltwoche, Roger Köppel, ayant écrit dans un édito qu’il n’avait jamais vu l’UDC Céline Amaudruz dans d’autres tenues que «des blouses moulantes et des jupes courtes», la conseillère nationale socialiste Rebecca Ruiz a, sans une once de réflexivité, lancé que les habits de Mme Amaudruz étaient «absolument décents et élégants» avant de demander si l’on devait «toutes porter une burqa».

La tablée s’est, sinon, gaiement emmêlé les causes – harcèlement moral, viol, hypersexualisation, dénonciation du patriarcat, machisme, sexisme, misogynie, verrouillage de la sexualité des femmes – et a tout aussi gaiement fait fi de ce que la binarité hommes/femmes était le premier des poisons. Avant de balancer des porcs, peut-être faudrait-il balancer quelques évidences.

L’ethnologue Paola Tabet, qui s’est intéressée aux transactions économico-sexuelles dans des formes allant du mariage à la prostitution, montre le déni, dans notre société, du fait que le sexe est un capital, et que les normes dans lesquelles nous sommes socialisés incitent les femmes à le faire fructifier. La sociologue Beverley Skeggs explique, quant à elle, reprenant Butler, qu’être «féminine», c’est adopter des (im)postures de désirabilité dans ce «marché sexuel implicite». Il est assurément contrariant de le reconnaître, mais être désirable est encore, dans nos imaginaires, un vecteur de confiance en soi pour les femmes, et c’est aux hommes, «dignes de donner leur approbation», que revient le rôle de «voyeurs» pour confirmer cette désirabilité.

Pour s’en convaincre, on se placera – je me suis placée – devant un magazine féminin, Facebook et/ou un miroir. Ou l’on relira – au bon degré! – ce dessin d’Hermann: «C’est quoi la différence entre drague et harcèlement?»: «Le harcèlement, c’est quand il est moche.»

Il ne s’agit pas d’excuser le moindre acte portant atteinte à l’intégrité morale et/ou physique d’un individu, quels que soient, d’ailleurs, son sexe, son genre, ses préférences sexuelles, sa race, sa classe ou sa religion. Il s’agit d’en appeler à une responsabilité plus globale, plus pleine et plus consciente des transactions de ce marché sexuel implicite, qui sont des armes de prise de pouvoir perverses dont les dérives non consenties aboutissent à des ravages psychiques et/ou physiques.

D’un homme – d’un humain – à un «voyeur», et d’un «voyeur» à un porc, il y a des pas nombreux et complexes: entravons ceux que nous pouvons. Un coup de hashtag magique/pute-à-clics n’y suffira pas. L’absurde tableau à double entrée, distribué à nos parlementaires, opposant le flirt, «source de joie et renforçant l’estime de soi», au harcèlement sexuel, non plus!

Osons dire que nous sommes victimes, mettons nos privilèges au service des voix confisquées, et chérissons nos vulnérabilités. Mais traquons aussi, et sans complaisance, nos propres attitudes et représentations potentiellement complices. Dans «L’idée fixe ou Deux hommes à la mer», Paul Valéry cerne un travers de l’humanité: «Par ses recherches et ses spéculations, elle approfondit pour ne pas voir». #Balançons nos évidences.

Stéphanie Pahud, linguiste

24/12/2017

À qui profite un Internet sans règles?

Benoît Gaillard, Président du Parti socialiste lausannoisInternet étant devenu un moyen essentiel, et parfois le seul, d’accéder à l’information, à la connaissance, à des prestations, il y a un intérêt public à s’assurer que tous puissent y naviguer librement.

La suppression de la neutralité d’Internet, décidée aux États-Unis sur l’impulsion du président Trump, a ravivé un débat qui ne doit pas être laissé aux spécialistes. De quoi s’agit-il? La neutralité d’Internet est une norme selon laquelle tout fournisseur d’accès au réseau doit laisser ses clients accéder à l’ensemble de ce qui s’y échange et de ce qui y est disponible – et pas seulement à ce que proposent les partenaires commerciaux qu’il a choisis.

Par analogie, imaginons une bibliothèque. Elle regorge de documents de toute sorte, des livres bien sûr, et aussi des revues, des disques, des DVD. Mais, arrivé au guichet du prêt, tout se complique pour le lecteur: avec sa carte, il n’a pas le droit d’emprunter les livres de plus de 50 pages. Pour cela, il doit payer un supplément, et pour un CD ou un film, c’est encore une autre surtaxe. Par ailleurs les ouvrages de certains éditeurs s’obtiennent rapidement, tandis que pour d’autres il faut attendre une semaine.

La fin de la neutralité, c’est ça, appliquée aux contenus en ligne. C’est la mort de l’expérience d’Internet telle que nous la connaissons, qui veut qu’en tant qu’utilisateurs nous ayons la possibilité de consulter n’importe quelle page émanant de n’importe quelle source – de la même façon qu’une carte de bibliothèque donne accès à l’ensemble des ressources documentaires disponibles dans l’institution.

Comme Internet est devenu un moyen essentiel, et parfois le seul, d’accéder à l’information, à la connaissance, à des prestations, il y a un intérêt public à s’assurer que tout internaute puisse y naviguer librement. Le principe de neutralité interdit par exemple de proposer un abonnement à prix réduit qui ne permettrait de se connecter qu’à Facebook et à ses services (Instagram, Whatsapp) – mais qui demanderait de payer un supplément pour regarder une vidéo produite par la RTS, consulter une encyclopédie sur le Web ou suivre une formation en ligne. Les pays qui ne connaissent pas de telle règle voient déjà fleurir ce type d’offres…

Le danger pèse aussi sur l’innovation. Si l’usager n’accède plus qu’à une portion de ce qui existe en ligne, définie par son fournisseur d’accès, alors il ne sera peut-être même pas en mesure de découvrir l’existence d’un nouveau site Web, d’une nouvelle application, d’un nouveau service. Nul doute, en revanche, que les acteurs dominants de l’économie numérique s’assureront sans peine d’être inclus dans la plupart des packages… Supprimer la neutralité d’Internet signifie donc un pas de géant vers le renforcement du poids des entreprises géantes qui dominent déjà le réseau.

En Suisse, la règle n’est pas inscrite dans la loi. Mais elle est aujourd’hui respectée par l’ensemble des fournisseurs qui se sont dotés d’un code de conduite. De nombreux pays en pointe sur les enjeux du numérique ont cependant préféré se doter d’une disposition explicite. Car une stratégie commence à se dessiner à l’échelle de l’Europe qui consisterait à imposer des règles sur Internet, garantes des droits des utilisateurs. Après l’avoir fait sur la protection des données en se dotant d’une directive qui protège contre de nombreux abus, les Européens pourraient imposer la neutralité d’Internet chez eux et ainsi créer un vrai contrepoids à la dérégulation totale qui s’impose outre-Atlantique.

Plus généralement, il faut s’interroger: à qui bénéficierait un Internet sans règles? Aux Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, sans aucun doute – ils ont la taille requise pour dicter les leurs –, mais certainement pas aux citoyens ordinaires. C’est aujourd’hui en ligne que se passent nombre de communications, d’échanges, de débats, d’innovations. Le réseau des réseaux est donc tout simplement devenu trop important pour l’abandonner à la loi du plus fort.

Benoît Gaillard, Président du Parti socialiste lausannois

17/12/2017

Oui à «No Billag»: c’est tous les médias qu’on assassine!

0029FF58_C416BD14C600C58FF3292910344E7F2C.jpgLa semaine dernière, dans «Le Matin Dimanche», Pierre Veya écrit: «L’information de qualité, indépendante des pouvoirs publics, ce bien commun qui permet à la société de débattre et de s’informer est en danger. Sa base de financement, alimentée par la publicité et les abonnements s’effondre. (…) Il faut de toute urgence repenser les moyens d’intervention de l’État dans le domaine de l’information. L’aide radio-TV ne doit plus être réservée à un monopole radio-TV mais à tous les médias qui remplissent une mission de service public (…).»

Pierre Veya place le débat sur la suppression de la redevance exactement là où il doit être: veut-on vraiment assister impuissants et résignés à la disparition de notre espace médiatique et de notre parole commune? Ou allons-nous enfin prendre la mesure de l’assèchement progressif de notre terreau démocratique? Et nous donner les moyens, politiques et financiers, pour faire vivre les médias dans leur diversité?

Et si oui, alors comment croire, comme le fait Pierre Veya, que de supprimer la redevance radio-TV, qui constitue justement un soutien direct à un média contre des prestations de service public, pourrait amener le Conseil fédéral et le Parlement à introduire un nouveau système de financement de l’information de qualité? En politique, parmi tous les péchés, l’excès d’optimisme est sans doute un des plus dangereux. Car le texte de l’initiative «No Billag» est pourtant limpide: tout soutien de l’État à un média serait désormais proscrit. Il n’y a donc de plan B ni pour la SSR, ni pour les trente-cinq radios et télévisions privées qui bénéficient de la redevance, et donc encore moins pour la presse écrite. Le message du peuple, en cas de oui à «No Billag» sera celui-ci: le secteur de l’information est un secteur économique comme les autres. Soumis aux lois du marché comme les autres. Et le public seul décide de sa survie. En cas de oui, plus personne ne souhaitera introduire un système de soutien aux médias alors que le peuple et les cantons en auraient aboli le principe!

Quel gâchis, si nous en arrivions là! En premier lieu pour la SSR bien sûr, condamnée à disparaître. Pour les chaînes et radios privés, à qui on tirerait brutalement la prise. Mais aussi pour tous les médias dont le modèle économique est en bout de course qui souhaitent continuer à faire de l’information de qualité! Car le débat sur l’initiative «No Billag» arrive justement au moment même où le Conseil fédéral et le Parlement réfléchissent à un nouveau système de financement des médias. Enfin! Qui prévoit une aide directe, par le biais d’une redevance sur les médias, à des journaux, radios et télévisions offrant des contenus de qualité, assurant diversité, innovation, représentation des régions linguistiques. Il est donc probable que dans le futur, la redevance serve non seulement à faire vivre les acteurs médiatiques tels que la SSR et les trente-cinq radios et télévisions privées mais aussi tout canal d’information soucieux de faire vivre la diversité des opinions, des cultures et des régions.

Dans ce débat sur l’initiative «No Billag» on se focalise sur la SSR. C’est facile. On aime ne pas aimer la SSR. C’est un peu notre madeleine de Proust. Parce que la télévision fait partie de notre histoire commune, de notre enfance, de notre vie. On râle contre la SSR comme on râle en décembre d’avoir à courir les magasins et de passer Noël en famille. Mais imaginerait-on vraiment supprimer les fêtes de fin d’année? Et surtout, en acceptant cette initiative en mars prochain, c’est non seulement nos radios et télévisions qu’on assassine mais aussi l’espoir, encore ténu, que l’horizon du paysage médiatique suisse enfin s’éclaircisse.

Géraldine Savary, conseillère aux États (PS/VD)

10/12/2017

Autorisons l’audace d’innover

00298956_8376A586A032FE119E694D0423C3C5D1.jpgNos entreprises ne parviennent à évoluer que lorsqu’elles ont la capacité d’innover. Et pour cela, il faut que tous les collaborateurs soient convaincus qu’ils ont la capacité d’entreprendre, la permission de créer et l’autorisation de prendre des risques. Ce que l’on pourrait résumer en disant l’audace d’innover.

Je suis souvent frappé de constater à quel point les gens ont envie d’innover. Souvent le potentiel existe et c’est la responsabilité du dirigeant d’entreprise de le favoriser et d’aider les rêves à se concrétiser.

Dans un hôpital, l’audace d’innover est évidemment bridée par certaines contraintes. Elle doit parvenir à s’exprimer entre la rigueur des procédures de soin, le cadre strict des processus comptables et la discipline des directives de fonctionnement. Qui souhaiterait, en effet, qu’un chirurgien devienne soudainement trop innovant au milieu d’une intervention ou qu’un pharmacien fasse preuve d’une subite créativité dans la préparation d’un médicament?

Ces limites ne diminuent en rien la capacité d’innover. Ce qui stimule cette capacité, c’est que chacun se sente libre de le faire. Pour cela, il faut insuffler un état d’esprit qui encourage la production d’idées et qui stimule l’identification de problèmes à résoudre. C’est dans ce but que les HUG ont créé un centre de l’innovation chargé de soutenir le développement des bonnes initiatives. Ce centre peut même aller jusqu’à conseiller pour le dépôt de brevet, l’industrialisation, voire la commercialisation de l’idée si cela paraît adapté. Il a aussi pour objectif de nourrir la pépinière des talents de demain et de conduire les projets stratégiques de l’hôpital.

Il n’y a rien de plus frustrant que de voir de bonnes idées tomber dans l’oubli ou ne pas se réaliser faute de conseils ou de financement. Notre chance est d’être soutenus par des fondations privées. Deux fois par année, la fondation privée des HUG lance des appels à projets, guide et finance ceux qui sont retenus. Elle alloue la moitié des fonds à des projets de recherche et l’autre à des projets qui améliorent le confort des patients. La grande majorité de ces derniers germent dans l’esprit de collaborateurs qui ne sont pas en contact avec les patients. Cela montre bien qu’il n’y a pas de limite à la créativité.

Et puis il y a aussi ceux qui identifient des problèmes ou des potentiels d’amélioration, mais sans forcément disposer des solutions. Ces situations nous intéressent également car elles permettent de mobiliser des ressources pour trouver des réponses. Dans cette perspective, nous avons mis sur pied des hackathons, nouvelle façon de résoudre des problématiques en 48 heures. Ils consistent à réunir des volontaires de toutes origines professionnelles, et même et surtout des patients, et de les faire travailler en groupe pour inventer des solutions. Un exemple, une nouvelle application sur tablette pour patients hospitalisés y est née. Elle permet de consulter son agenda d’examens et de soins, de connaître l’équipe soignante ou de poser des questions relatives au traitement en prévision de la prochaine visite médicale. La version pour l’hôpital des enfants est en cours de développement.

J’ai la conviction que les patrons d’entreprise doivent créer les conditions qui susciteront l’envie d’innover. Bien sûr, chaque collaborateur doit exécuter son métier de façon organisée et rigoureuse. Mais cela ne le dispense pas de réfléchir à ce qu’il fait, de questionner la façon dont il fait son travail et de réinventer sa pratique au quotidien. C’est ainsi qu’il fera évoluer son entreprise et parviendra à piloter sa destinée professionnelle plutôt que de la subir.

 

Bertrand Levrat, Directeur général des Hôpitaux universitaires de Genève

03/12/2017

Religion et politique: amis ou ennemis?

Suzette.jpgComment peut-on concilier les deux notions? Réflexion en quatre points.

Si l’époque où un chef d’État était un demi-dieu ou le détenteur de pouvoirs quasi divins est révolue, du moins en Occident, le compagnonnage religion/politique reste un sujet délicat. Les deux notions sont-elles conciliables, ont-elles des points communs ou sont-elles au contraire des ennemies irréductibles?

Deux sources de pouvoir ou d'autorité dont la réunion constitue une menace totalitaire

La religion comme la politique impliquent une hiérarchie donc une autorité et qui dit «autorité» dit aussi «pouvoir». Alors que la hiérarchie religieuse dépend en premier lieu d’une transcendance, la hiérarchie politique n’a qu’une source horizontale, humaine, plus ou moins démocratique selon les régimes. La tentation existe donc toujours de réunir les deux pouvoirs sur les mêmes têtes. Les responsables politiques qui se prévalent publiquement d’agir conformément à telle ou telle religion, vont jouir d’un pouvoir et d’une autorité doubles, du moins aux yeux d’un certain nombre d’adeptes de la même religion. La menace totalitaire existe alors autant pour les fidèles de la même religion que pour ceux des autres. Le pouvoir politique qui se prévaut d’une obédience religieuse précise est fauteur de guerres de religion et de violence.

Deux mondes où l'émotion joue un rôle considérable

Religion et politique touchent l’émotionnel. Elles en ont besoin pour éveiller enthousiasme, dévouement et confiance. Si la politique récupère la religion ou une religion pour s’en faire le porte-drapeau, elle en appelle à toute l’émotion possible des fidèles de cette religion, déclenchant simultanément, chez eux, amour et haine selon que son action plaît ou déplaît et s’aliénant éventuellement toute sympathie de la part des adeptes d’autres religions. Les querelles de partis ou de classes sociales sont nourries par l’émotivité triomphante ou déçue et les guerres civiles couvent.

De quelques mauvais usages du religieux en politique

La politisation du religieux est une tentation constante de notre civilisation médiatique. Les initiatives populaires sont un outil parfait à ce point de vue là. On joue sur l’émotionnel religieux au nom d’une pseudo-protection de certaines confessions (interdiction des minarets), d’une pseudo-sécurité ou d’une pseudo-libération de la femme (interdiction de se couvrir le visage en public) que l’on inscrirait dans la Constitution fédérale, souvent en outre en violation du fédéralisme. Le résultat est généralement contraire à long terme à une coexistence pacifique. Cela peut inciter les milieux religieux «visés» à la provocation ou leur conférer un rôle de victime qui accroît en fin de compte leur importance.

Reconnaître, au nom de l'État, une religion comme telle, une grave erreur

L’État – donc le politique – est incompétent en matière de religion. Il ne peut juger si une religion comme telle est «bonne» ou «mauvaise». Mais il peut constater que certaines organisations, associations ou institutions dont les membres pratiquent une religion déterminée, ont une activité utile ou néfaste à la collectivité. Les pouvoirs publics, les citoyens, bref le monde politique peut donc considérer comme étant d’intérêt public une communauté religieuse particulière, organisée de manière conforme au droit laïc et défendant certains idéaux religieux. Son fonctionnement peut être reconnu et son activité appréciée. Elle jouit, comme toute personne morale, de la protection juridique laïque et l’efficacité de son activité «publique» peut être évaluée par le politique.

S’ils restent totalement distincts l’un de l’autre, les deux mondes de la politique et de la religion sont alors capables de se compléter pour le bien de tous.

Suzette Sandoz, ex-conseillère nationale libérale (VD)

 

 

 

 

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